Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche est marqué, cette année encore par la médiocrité. Hors cotisations retraites, le budget de la Mission interministérielle à la recherche et l’enseignement supérieur progresse de 2,4 % en 2010, soit à peine plus que la croissance du PIB en valeur prévue par le gouvernement. Sauvons la Recherche dénonce une fois de plus la communication du ministère visant à faire croire que ces secteurs progressent de 1,8 milliards, alors qu’il n’en est strictement rien, le ministère confondant sciemment les vrais crédits budgétaires, le Crédit d’impôt et les emprunts. La baisse de l’effort de recherche à 2,02 % du PIB montre à quel point les annonces budgétaires mirifiques, faites chaque année depuis 2002, n’étaient que purement postiches.
SLR dénonce l’absence de créations d’emplois stables vouant les jeunes docteurs à la précarité, éloignant par la-même toujours plus d’étudiants des carrières de recherche. Sans un effort gigantesque pour renforcer l’emploi scientifique, pour former et recruter plus de docteurs, le "grand emprunt national" risque de n’être qu’une très onéreuse opération publicitaire. C’est ce qu’ont transmis ce matin à l’Assemblée nationale des délégations de diverses organisations.